Vous avez dit un mental d’acier ?

question

Dans les relations interpersonnelles et dans les milieux professionnelles, l’on peut entendre sans surprise des propos tels que : « pour traiter avec tel ou telle, il faut avoir des nerfs d’acier ». Cette sorte de recommandation met en relief la relation difficile avec la personne indexée.Sous entendu, cette dernière est perçue comme étant difficile, sévère, dure et tout ce qui tourne autour de ces qualificatifs de nature à repousser l’autre. D’emblée, ces personnes constituent exactement la pierre d’achoppement dans les relations interpersonnelles. Elles sont à la limite, la dérive de l’humanité puisqu’elles posent question et occasionnent des replis sur soi pour beaucoup. Elles sont des personnes à éviter au mieux pour ne pas dire à proscrire de la circonférence des relations humaines parce qu’elles dérangent l’ordre établit.

Nous laisser déranger

Seulement, dans nos manières de fonctionner et dans notre mentalité actuelle, nous ne nous posons plus vraiment de questions ! La philosophie tend à devenir une discipline académique qui n’aurait rien à voir avec la vie quotidienne. Ceci s’explique tout simplement par notre conception des situations et nos manières de les gérer. Nous sommes enfiévrés par une sorte d’immédiateté à la limite maladive qui se traduit par : « tout et tout de suite ».

Nous ne savons pas attendre, nous voulons tout et tout de suite. Pour couronner ce qui précède, internet n’arrange pas toujours. Il est même la caractérisation et dans la plupart des cas, la cause de cette dérive. Le cerveau ne travaille plus. Je ne comprends pas un mot de mon émetteur, je consulte tout de suite Google et vas-y-donc, ça y est j’y suis au « top today ». Et pourtant, les personnes qui nous poussent à cultiver les nerfs d’aciers parce qu’elles dérangent notre cocon sont celles-là mêmes que nous repoussons au lieu de nous questionner par rapport à ce qu’elles nous causent comme sentiments désagréables pour le moins.

Questionner notre « normal » et nous laisser étonner

L’esprit de curiosité, lorsqu’il n’est pas mal intentionné, loin d’être malsain, est une porte ouverte vers l’extérieur. Chercher à mieux comprendre et à mieux connaître ce qui paraît évident amène toujours à découvrir et à apprendre davantage. Lorsque tout tourne à merveille, le naturel ne nous pousse pas à nous poser la question : « et si c’était autrement ? ».

Nous nous coulons dans ce qui est et nous oublions de travailler notre être pour mieux nous positionner, nous laisser étonner, et non pas surpris par le moindre chevauchement. L’étonnement ouvre à la découverte, à l’émerveillement et par là-même contribue à notre bien-être mental, physique, psychologique et spirituel. La surprise quant à elle, met mal à l’aise, pousse à la dérive et nourrie les germes du vice. Pour transcender les obstacles que connaissent nos relations interpersonnelles, il convient de cultiver l’attitude d’étonnement qui nous accompagne dans notre croissance au quotidien. De cette manière, nous nous transformons de l’intérieur. Ce qui se traduit par nos paroles et nos actes. Nous transformons aussi les personnes avec lesquelles nous butons et la société grandit grâce à notre travail personnel.

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