Sainte Colère

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Cette article nous donne une astuce essentielle susceptible de nous aider à préserver notre trésor intérieur une fois que nous l’avons trouvé: écouter l’émotion vitale qu’est la colère.. cette sainte colère!

Ce parcours à la recherche du trésor nous a certainement aidé à repérer les obstacles qui souvent l’éloignent de nous. Le précédent article nous orientait sur les signaux que nous envoie notre corps pour ce faire. 

Il  important de rappeler ici que le trésor n’est jamais loin. Il est toujours au fond nous-mêmes. Ce qui, parfois, le voile à notre cœur est la colère mal vécue. Il est question dans cette réflexion de savoir user de la colère. A tort ou à raison, la colère est très mal perçue autant sur le plan personnel que sur le plan collectif et social. Certaines personnes ne supportent d’aucune manière la colère venant d’autrui. Dans certaines cultures, elle fait peur. Voyons pourquoi.

Pourquoi avons-nous peur de la colère ?

La colère est une émotion qui, qui au point de départ, se traduit par un mécontentement ou une irritation voire même une exaspération. Elle engendre une réaction à une situation de malaise. Elle fait donc en principe suite à une douleur vive, à une blessure, à une privation, à une honte, à une humiliation, ou encore à une peur notamment d’être mal aimé. Ainsi comprise, il en ressort tout ce qui la provoque souvent : humiliation, irritation, contrariété, dommage, absence, déshonneur, dégradation, manque d’amour, etc. Si la colère fait peur, c’est surtout lorsqu’elle s’active chez les autres. Mais si l’on regarde en profondeur, il est possible de voir que la colère peut être nécessaire lorsqu’elle dénonce une injustice ou exprime avec force un besoin sans pour autant porter atteinte à l’intégrité physique ou morale d’autrui.

La colère nécessaire

Lorsque nous prenons conscience de nos dispositions intérieurs et de nos sentiments, nous nous rendons compte de leurs complexités et de leur impossibilité à démêler clairement ce qui est créateur et ce qui est destructeur. La tendance naturelle serait alors d’étiqueter selon notre propre jugement intérieur : ceci est bon, cela est mauvais. Ce jugement naturel et trop hâtif nous empêche de nous laisser instruire par nos émotions ; notamment la colère. La colère peut être destructrice mais elle peut aussi être très enrichissante. Toutefois, nous avons à faire le discernement. Si la colère nous ouvre vers les autres, augmente notre amour pour eux, pour nous et nous amène vers davantage de vie, elle est enrichissante. Par contre, si elle nous enferme et nous replie sur nous-mêmes alors, elle est destructrice.  Le fait de se mettre en colère peut être utile et efficace parce que cela permet d’exprimer et donc de contester le mal qui en est la cause lorsqu’elle vise exclusivement des comportements chez autrui, et nullement la personne.

Se mettre en colère est donc un sentiment positif lorsque celui-ci est bien cadré. Ne dit-on pas que « ne peuvent bien voir que les yeux qui ont pleuré » ? Cet adage exprime clairement ce que nous mettons en relief dans cet article : une émotion souvent perçue comme négative peut aussi être positive lorsqu’elle est canalisée.

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