Osez pardonner… pour être heureux ! 1ère partie

pardon

Lauren Giordano/The Atlantic

Nous nous sommes tous sentis, à un moment ou un autre, blessés, lésés, meurtris, par quelqu’un.

Nourrir un ressentiment et de la colère peut littéralement nous tuer; en revanche, pardonner peut stimuler notre santé mentale et nous permettre de profiter de plus de bonheur et d’une vie plus positive.

C’est plus facile à dire qu’à faire; et pardonner ne veut bien-sûr pas dire oublier ou même cautionner un acte donné. Mais il est important de trouver les moyens de pardonner au risque de continuer à saboter notre propre bonheur et notre propre bien-être.

Donc, si vous êtes intéressés à en savoir plus sur le pardon, l’histoire suivante tirée d’un article de la presse nord-américaine vaut le détour… 

En 1995, le soir du réveillon du Nouvel An, Frances McNeill, une femme de 78 ans qui vivait seule à Knoxville, Tennessee, est allée se coucher tôt. Dehors, quelqu’un regardait les lumières de la maison s’éteindre. Après avoir attendu quelques minutes, le temps que les habitants se soient endormis, un individu décida d’agir.

Madame McNeill se réveilla au bruit que l’intrus fit en fouillant dans ses étagères et tiroirs. Elle sortit de sa chambre et se retrouva derrière lui. L’homme pivota, leva son pied de biche au dessus de sa tête, et matraqua à mort la vieille dame. Ensuite, il l’a viola avec une bouteille de vin.

Le lendemain matin, le fils de la dame, Mike, découvrit le corps de sa mère sur la moquette tachée de sang. Affolé, Mike appela son frère aîné, Everett Worthington, qui arriva tout de suite à la maison.

Pendant les 24 heures qui suivirent, les frères bouillonnèrent de rage.

Dans un récent entretien, Everett se rappelant de ce drame déclarait « C’était une scène traumatique et terrible de marcher à travers la maison dans laquelle j’avais grandi et de voir les traces de toute cette violence». En ajoutant « A un moment, en regardant à une batte de baseball j’ai pensé, ‘je voudrais que ce type soit ici pour que je puisse lui défoncer la tête avec cette batte. »

Monsieur Worthington était (et est encore) professeur de psychologie à l’Université de Virginia Commonwealth et il était justement depuis de nombreuses années en train d’étudier activement la psychologie du pardon. Il étudiait comment les gens pardonnent et comment l’idée du pardon peut être conciliée avec l’idée de justice.

« Je me suis dit en pensant à moi-même, ‘Et bien, voilà un type qui a écrit un livre sur le pardon et a enseigné à ce sujet ». Sûrement, pensait-il, qu’un expert sur le pardon comme lui pourrait trouver un moyen de faire la paix avec un criminel même aussi odieux.

Il décida ainsi qu’il allait essayer de pardonner le tueur.

Pourtant Mr. Worthington n’était pas du genre à pardonner facilement. Il raconte qu’il lui avait fallu 10 ans et une expérience religieuse pour pardonner un professeur qui lui avait donné une note qui pour lui était insuffisante. Mais il savait de ses recherches que rester habité par la colère serait pire que de traverser le processus douloureux du pardon.

La suite dimanche prochain pour connaître la méthode suivie… 

 

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