Cultiver son jardin

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Dans sa célèbre œuvre littéraire intitulée :  candide, Voltaire termine par cette phrase simple : « il faut cultiver notre jardin ».

Il justifie cette recommandation impérative du fait que  « le travail éloigne de nous l’ennui, le vice et le besoin ». C’est cela même qu’il démontre tout au long de son roman. Dans cet article, nous aimerions, à partir de cette analogie, illustrer combien le travail ne saurait se limiter dans une activité professionnelle à but lucrative. Le premier jardin que nous devons cultiver est notre propre personne. Pas seulement pour dire avec le dicton que « la charité bien ordonnée commence par soi-même », mais parce que cultiver nécessite un jardin et des cultures à cet effet.

Comment cultiver son jardin et que cultiver ?

Parfois, et très souvent même, cela paraît évident d’avoir toutes ses capacités motrices et intellectuelles. Tant que nous ne sommes pas confrontés au manque, nous ne prêtons pas la moindre attention sur ce dont la nature nous fait grâce. Geindre continuellement pour un manque aussi minime soit-il est apanage naturelle et habituelle pour beaucoup. Cette posture, lorsqu’elle ne nous conduit pas à combler le manque, ne nous aide pas toujours à prendre soin de nous. Pour ce faire, il convient de faire avec ce que l’on possède. Si, nous privilégions le sens allégorique du jardin dont parle Voltaire, et que nous le définissons par nos qualités personnelles et nos talents, alors le cultiver revient à les entretenir, les développer et les perfectionner. Nous actualisons ainsi nos potentiels et œuvrons dans le sens d’une croissance personnelle. Nous devons croire fermement que nos  10 doigts, nos deux mains et nos deux bras peuvent nous amener loin. Selon la formule kantienne, nous apprenons à nous servir de notre propre entendement. Dans une acception plus moderne, nous contribuons à accroître notre intelligence et notre savoir-faire pour un meilleur épanouissement. Plus encore, nous développons peu à peu notre savoir-être ; nous nous acheminons ainsi vers plus de liberté de pensée et pouvons de fait augmenter notre démarche spirituelle. Reconnaître notre potentiel, nous dire de temps en temps et même très souvent que nous pouvons y arriver. Cette posture  nous y conduit effectivement.

Reconnaître ses moyens et cultiver son jardin

L’observation, l’humilité et la patience sont les trois qualités premières d’un jardinier. Nul ne peut faire croître une plante plus rapidement en tirant sur ses feuilles ! C’est en cultivant tout simplement notre jardin, comme nous y invite Voltaire que nous pouvons mieux voir nos  manques. Il s’agit de reconnaître, aimer, apprécier et prendre soin de ce que nous sommes et de ce que nous avons. En clair, un retour sur soi, en usant des moyens comme la méditation, le silence intérieur peuvent aider à cela.  Cet exercice de reconnaissance de son propre jardin ouvre à l’action de grâce pour ce que l’on est et ce que l’on possède. . Si nous partons du principe que nous recevons ce que nous donnons et qu’un bienfait dès lors n’est jamais perdu, cultiver son jardin devient une manière d’apprendre à vivre avec les autres et à développer une réciprocité enrichissante ; « Il faut cultiver notre jardin ».

 

 

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