S’ouvrir au merveilleux

principe

L’ouverture consiste à sortir de soi pour s’ouvrir à l’autre, au monde, à ce qui nous entoure. Jusqu’ici, nous avons insisté sur la personne intérieure. Appuyé sur ce socle qu’est notre personne intérieure, nous pourrons alors, dans le but de nous accomplir davantage, sortir de nous pour nous ouvrir au merveilleux. Pourquoi cette démarche ? Se focaliser sur soi et se concentrer uniquement sur ses ennuis et besoins n’ouvre pas à la vie. Notre orientation doit être centrée sur le transcendant, sur Dieu qui est l’auteur de toute vraie VIE. En tant que créature, notre vie est la contemplation du créateur, source de vie. C’est notre raison d’être. Cette contemplation nous ouvre vers tout le reste des créatures. De cette manière, nous trouvons l’harmonie et l’épanouissement.

L’ouverture au merveilleux, source d’épanouissement

Très souvent, la plupart des personnes fonctionnent comme si tout ce qui les entoure va de soi et ne provient de nulle part. Et pourtant, rien n’est un fruit du hasard.  Dans la nature, tout est harmonieux ; et tout a un sens. Saint Ignace de Loyola (16ème siècle), décrit dans le Principe et Fondement une expérience spirituelle profonde en ces termes :

« L’homme est créé pour louer, révérer et servir Dieu notre Seigneur et par là sauver son âme, et les autres choses sur la face de la terre sont créées pour l’homme, et pour l’aider dans la poursuite de la fin pour laquelle il est créé. D’où il suit que l’homme doit user de ces choses dans la mesure où elles l’aident pour sa fin et qu’il doit s’en dégager dans la mesure où elles sont, pour lui un obstacle à cette fin. Pour cela il est nécessaire de nous rendre indifférents à toutes les choses créées, en tout ce qui est laissé à la liberté de notre libre-arbitre et qui ne lui est pas défendu ; de telle manière que nous ne voulions pas, pour notre part, davantage la santé que la maladie, la richesse que la pauvreté, l’honneur que le déshonneur, une vie longue qu’une vie courte et ainsi de suite pour tout le reste, mais que nous désirions et choisissions uniquement ce qui nous conduit davantage à la fin pour laquelle nous sommes créés. »

Ce texte est fondamental comme son titre l’indique. Nous n’allons pas le commenter dans cette démarche. Il existe beaucoup de commentaires pour ceux qui veulent aller plus loin. Toutefois, nous proposons un exercice dans le but de s’ouvrir à Dieu comme dans l’article précédent mais cette fois, au rythme de la respiration.

  1. Respirer paisiblement, là où l’on se trouve ; prendre conscience du contact de son corps avec ses appuis, sentir le souffle faire son trajet en soi, les muscles se détendent progressivement…
  2. Une fois le rythme de la respiration posé, commencer à dire intérieurement, entre chaque inspiration, un mot, une phrase du texte « Principe et Fondement » ci-dessus.   Laisser ce mot ou cette phrase faire son trajet en soi au gré du rythme de l’inspire et de l’expire ; considérer le sens de ce mot, cette phrase ; ce qu’il évoque et recouvre aujourd’hui, à cet instant précis.
  3. Avancer dans la démarche lentement, sans chercher à aller absolument au bout du texte.  laisser Dieu parler à travers les mots ou les phrases lentement répétés, insufflés, gravés au fond de l’être.

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