Sortir du chaos intérieur

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Le trésor tant recherché est enfoui dans le champ de notre expérience intérieure. Plus nous devenons conscient de notre dimension intérieure souvent complexe plus le danger de laisser ce champ en friche nous guette.

 

Mettre de l’ordre dans notre chaos intérieur est une démarche ambitieuse, voire difficile, mais pas impossible. « M’accueillir tel que je suis » a précédé cette réflexion. Le but de cet accueil ne consistait guère à rester sur le fait. Il est question de nous orienter vers ce qui nous mènera au trésor qui est en nous et que nous recherchons souvent ailleurs. Pour ce faire, il convient d’entrer en profondeur de notre vie intérieure pour faire connaissance avec la dichotomie qui est omniprésente.

Dichotomie de notre vie intérieure

Avant d’entreprendre cet exercice, il est utile de savoir que nous risquons de paniquer à cause de la déception de ce que nous y découvrirons. La crainte d’être dominé par l’un ou l’autre des sentiments (de haine, d’amertume, de cruauté etc.), qui sont les nôtres sera au rendez-vous. Pourquoi oser affronter de tels sentiments ? Est-il sain de s’y arrêter ? Oui puisqu’en chacun de nous, il y a des désirs positifs et des désirs négatifs. Il est important de s’y arrêter pour faire la part des choses. Notre vie est un mélange de méli-mélo de désir en conflits les uns avec les autres. Le plus souvent, nous n’en sommes pas conscients et pourtant, ces désirs influencent chacune des décisions que nous prenons. Pour une issue utile, il convient d’harmoniser notre vie intérieure.

Harmonisation de la vie intérieure

Parfois, nous avons le sentiment que rien ne va. Cela signifie que ce qui était source de plaisir et de joie nous laisse sans réaction, dans un état d’indifférence et d’apathie. D’autres fois, tout va bien. Nous jubilons et nous ne nous rendons peut-être même pas compte que tout va bien. Pour nous c’est normal. Très souvent les deux sentiments cohabitent. Tantôt nous sommes d’humeur aimable et sereine, bienveillants envers tous, raisonnables et gais, et quelques minutes plus tard maussades, insatisfaits, un fardeau pour nous-mêmes et pour celui qui, par malchance nous approche. Il ne s’agit pas de paniquer. Ce qui est adéquat, c’est d’harmoniser tous ces sentiments au plus profond de nous-mêmes. Une façon de s’y prendre est de pointer ce qui nous fait peur comme la peur du rejet qui nous fera parvenir à la vérité sur nous-mêmes.

La vérité sur notre vie intérieure : ouverture vers l’extérieure

La découverte de la vérité sur notre vie intérieure nous donne à voir que nous n’avons pas de sens parce que nous somme des créatures essentiellement relationnelles ; parce qu’il n’y a pas de « je » indépendamment de ma relation aux autres êtres humains et de la création toute entière. Ce tissu de relation dans lequel nous sommes n’est ni une abstraction, ni un ensemble de forces aveugles, irrationnelles ; c’est dans le Transcendant que toute la création trouve la vie, le mouvement et l’être. Il est donc conseillé à ceux qui sont croyants de prier Dieu, et à ceux qui ne le sont pas de mener une relation au Transcendant de qui vient cette vie qui nous anime.

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