Le difficile départ

 départ

Le départ d’un être cher est souvent et presque toujours un événement triste. Beaucoup le savent et l’expérimentent et seulement très peu échappent à cette tristesse. La question qui se pose ici de savoir comment faire pour alléger l’inévitable tristesse. C’est souvent en nommant les choses que l’on commence à pouvoir les transcender. 

Il est question dans le présent article de nommer tout ce qui entoure le départ. Cela peut être les non-dits, les peurs, les appréhensions etc. Par ailleurs, il est important de détecter ce qui provoque la tristesse dans l’action même de partir afin de voir et de tirer profit de ce qui est inconnu et qui, en quelques sortes, malgré l’incompréhension pourrait être bénéfique.  De cette manière, on pourra transcender la peur qui enveloppe le départ pour mieux voir la lumière qui est à la destination. Mais avant la perspective de cette lumière, l’épreuve du départ est incontournable.

L’épreuve du départ

L’expérience montre que le départ, quelque soit la destination et le but, qu’il soit de courte, de longue ou de durée définitive, reste éprouvant pour la personne qui part et pour ses proches. Comment expliquer cela et surtout comment s’y prendre pour surmonter la phobie du vide que crée le départ et la peur de l’inconnu que provoque celui-ci ?

Le départ : vide pour les uns et inconnu pour l’autre

Le départ crée certes un vide. Celui qui s’en va n’est plus là. La difficulté d’adaptation se pose : il est mieux de s’y habituer. Mais ceci prend du temps. Il faut une préparation à l’avance. Le vide ressenti crée un déséquilibre. Quoique normal, les proches ont du mal à s’adapter. Cette difficile adaptation vient certes avec le temps, mais aussi, cela dépend de la préparation en amont et du caractère de celui qui vit le vide.

Pour celui qui part, la difficulté se pose de deux manières : l’arrachement à son socle habituel connu et le saut dans l’inconnu  partiel ou total. Ces deux mouvements provoquent également un déséquilibre nécessaire mais difficile.

 

 

 

Même d’éventuels ennemis peuvent ressentir bon gré mal gré le vide suite au départ de l’autre. Ce vide est surtout ressenti par les proches et les intimes. Le vide crée une certaine instabilité et par conséquent, ravive la douleur ; produisant ainsi une sorte de crise provoquée par le départ. C’est aussi dans ce vide même que nous sommes appelés à voir l’importance du départ malgré la douleur.

La nécessité du départ

Hum ! Pourquoi parler de nécessité pour quelque chose qui vient d’être dépeint comme une source de malaise ?  Il convient comme réponse à cette question de communier avec le nécessaire paradoxe que pose le départ. La réponse semble claire et elle l’est en effet. Le départ ouvre de nouveaux horizons tant pour celui qui part que pour ceux qui restent. Cette illustration peut éclairer en effet ! Dès la naissance, le bébé est appelé à sortir du milieu utérin : c’est l’accouchement. A partir de cet exemple simple, on comprend dès lors que même la mort qui est le départ vers l’au-delà est nécessaire ; pour la personne qui meure et pour son entourage.

Le départ ouvre à la VIE. Accueillons-le comme tel et la VIE nous sera donnée.

Bon départ. 

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