L’ART DE SAVOIR DÉCIDER

Faire des choix, prendre des décisions, on en fait jamais assez. Chaque situation, aussi minime puisse-t-elle être, amène à prendre une décision ; donc à faire un choix. Il ne suffit pas pour cela de poser un acte impulsif.
Il est important d’avoir quelques éléments de base : des bonnes questions et le discernement. Ceci tout simplement parce que faire un choix est un processus continuel qui appelle à la mobilité. Celui qui fait un choix se positionne, opte pour un pour ou un contre. Cela implique le mouvement. Il s’agit de décider.

…Se décider c’est…

Un acte vital qui met en mouvement. Ce mouvement amène à se reconnaître dans une situation donnée. Cela suppose une rupture, impose de trancher, et en ce sens fait peur. En effet, cet acte est chargé de conséquences. Le plus souvent, il convient de faire confiance : l’enjeu ici consiste à quitter un connu pour un inconnu. Pour se décider, trois questions s’imposent à celui qui fait la démarche : « quoi ? comment ? et pour quoi » ?

…Se poser des questions en de bons termes…

Prendre des décisions qui ont du sens nécessite de décider avec discernement dans le cadre d’un questionnement centré sur la finalité.

Si la décision est à la fois le résultat d’un choix (le « quoi ») et un processus décisionnel (le « comment »), le sens de la décision, le « pour quoi  » est une dimension qui fait parfois défaut dans l’observation comme dans l’exercice de la décision. Il est en effet plus aisé et plus courant d’exposer a posteriori les raisons d’une décision, le « pourquoi », que d’en partager en amont le sens, le « pour quoi ». Cependant il y a une différence entre justifier une décision en la rationalisant et prendre une décision qui a du sens au nom d’une finalité claire.

Se poser des questions en de bons termes consiste à formuler une question claire et précise entre deux dispositions bonnes : oui et oui. Ceci amène au discernement.

…le discernement en vue d’un bon choix…

Discerner en clair signifie faire la distinction entre des choses mêlées, confuses pour les séparer afin de poser un bon choix. Pour ce qui est des situations comme c’est généralement le cas au quotidien, discerner consiste donc à considérer séparément les différents éléments d’une situation, en distinguant notamment les aspects objectifs (faits, parties prenantes, enjeux, causes, contraintes, options, conséquences, ressources…) des aspects subjectifs liés au décideur et aux parties prenantes (perceptions, pensées, préoccupations, émotions – aversions ou attractions – besoins) pour mieux les intégrer au processus de décision. Le discernement permet ainsi au décideur de sortir de la confusion et de voir clair pour mieux poser les choix qui le rapprocheront de sa finalité, (« le pour quoi ») en étant conscient des enjeux et des personnes concernées. Le discernement ainsi fait, tenant compte des éléments mis en relief, dans la clarté, on peut prendre une décision.

… choisir en toute conscience.

 Le choix que l’on pose est un risque encouru par le décideur. Cependant, ne dit-on pas que « qui ne risque rien n’a rien » ?  L’enjeu ici est de voir cet acte comme créateur. De la décision va en effet nécessairement découler une situation nouvelle. A laisser les événements décider pour soi, on se sent dépossédé de sa propre vie. Prendre une décision, c’est donner vie et donner un sens à sa vie : le « pour quoi » est aussi une preuve de responsabilité et de maturité. Prendre une décision, cela signifie que l’on est responsable. Cela permet de grandir. 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *