La fin d’année ou le passage des ténèbres à la lumière

La fin d’année est toujours un passage qui marque une étape importante. Ce passage est éprouvant parce qu’il préfigure notre propre fin. 

Plus ou moins accentuée, la peur de devoir partir hante de manière inconsciente les esprits. Dans la plupart des cas, cette peur est omniprésente. Des générations se succèdent et à chaque fois, se ressemblent sur ce point. C’est dire que la nature rythme notre propre système de fonctionnement et a un impact sur notre être. Au demeurant, bon gré mal gré, nous ne saurons faire fi de notre environnement et des superstitions qui le jonchent. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de mener une réflexion sur ce phénomène de fin et sur ce que cela représente pour nous afin de moins l’appréhender et de mieux faire face.

Fin d’année, rimerait-elle avec fin de vie ?

L’expérience au fil du temps penche vers une réponse affirmative. En effet, dès le mois de novembre, une phobie sourdine gagne les esprits. De manière collective non concertée ou individuelle, lucide ou pas, chacun se donne le devoir de se protéger. On fait beaucoup plus attention !!! Les situations vécues d’une certaine façon au courant de l’année se transforment progressivement. De manière latente et obscure, la « mort » guette et chacun veut fuir. Comme confirmation de ce fait, l’on remarque sans nuance par ailleurs que des événements tristes deviennent récurrents. Les accidents de routes s’accentuent, ceux corporels et domestiques augmentent en nombre… et dans certains cas,   les esprits se réchauffent et les bouches parlent : « … la fin d’année vient toujours avec beaucoup de malheurs…» ; a-t-on l’habitude d’entendre.  Comment concilier ou dissocier l’évidence et ce qui relèverait de la superstition ?

Équilibre entre croyances et réalités vécue

De toute manière, dans une superstition, il y a toujours une part de réalité. C’est cela même qui fait sa force. Les aînés ont expérimenté quelque chose et certains sages parmi eux ont résumé ces expériences en proverbes et d’autres dictons que nous avons aujourd’hui. L’origine de la fête de Noël par exemple n’avait pas le même sens qu’on lui attribue aujourd’hui et surtout n’était pas une fête chrétienne. Ce qui reste réel, c’est qu’elle se célèbre pendant la période de l’année où les nuits sont très noires et le climat hyper rude. Pour conjurer cette situation et continuer à garder espoir, on parlera de fête de lumière. Voilà un fait qui a fort bien évolué au fil du temps. Ceux qui l’ont inventé se retrouveront toujours sur un point qui est resté inchangé : l’espoir que la lumière arrivera. Cet exemple illustre d’une certaine manière la réalité mise en relief dans une superstition. Toutefois, il convient d’établir un équilibre entre la superstition et la réalité vécue. Cela consiste à apprécier chaque situation en fonction de l’environnement. Tout dépend aussi du milieu culturel dans lequel on est. Il est inutile de pencher plus d’un côté que dans l’autre. Le juste milieu reste de bon conseil.

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