Jeûne et bien-être : quel rapport ?

jeûne

Loin d’être uniquement une pratique religieuse, le jeûne concourt au bien-être de la personne voire à l’avancement de son Etre. 

Le bien-être est probablement un des centres d’intérêts principaux du monde contemporain.  Tous les pôles de la société tournent autour de cette question du bien-être. Les multiples revendications et promesses de la politique, de l’économie, de l’agriculture, de l’alimentation, de la santé et même de certaines spiritualités placent le bien-être au centre de l’intérêt des individus et des sociétés. La notion de bien-être semble pourtant souvent faire l’économie de celle plus fondamentale de l’être.

L’image de l’être

Pour entretenir notre être,  nous n’hésitons pas à mettre de grands moyens en œuvre. A propos de la nourriture, ceux qui le peuvent choisissent ce qui est bon et équilibré pour leur santé. Les autres se contentent de ce qu’ils peuvent se permettre. Hélas, la plupart d’entre nous vivons comme si le bien-être était uniquement lié à ce que nous arrivons à consommer. Depuis la nuit des temps pourtant, la pratique du jeûne – comme idée de non consommation radicale – contribue largement à la notion de l’être. Pour ÊTRE d’avantage, nombreux encore aujourd’hui cherchent à se libérer ainsi de l’avoir ou du faire qui aliène. Malheureusement, la pratique du jeûne échappe volontiers à bon nombre de nos contemporains. Ceci est probablement lié au fait que le jeûne est encore trop souvent associé au monde religieux. Donc, la majorité ne se sentant pas concernée, se tourne vers d’autres voies de bien-être.

La conception du bien-être

L’imagerie populaire voudrait que le bien-être soit  le comble des satisfactions corporelles, morales, intellectuelles voire spirituelles. Cependant, le désir ne va pas toujours ensemble avec la pratique. Notre société de consommation nous pousse à faire le contraire de ce que nous désirons. Si mes moyens me permettent de me la couler douce, il peut être bon tout de même de savoir poser des limites afin de ne pas tomber dans l’exagération. Je peux bien manger sans forcément succomber à la dernière mode ou tendance. C’est cette maîtrise de soi qui contribuera à mon bien-être et à ma santé. Autrement dit : ce n’est pas parce que je peux l’acheter que je dois obligatoirement le faire. Je peux même volontairement me priver de ce que j’apprécie même si je le possède déjà. C’est cet exercice contraignant mais volontaire qui détermine le pratique du jeûne.

Le jeûne : source du bien-être

Loin d’être uniquement une pratique religieuse, le jeûne concourt au bien-être de la personne. Se priver de nourriture, de boisson ou de tout autre viatique superflu pour son bien-être est déjà un grand pas vers l’avant. Il serait encore bénéfique de se priver volontairement de tout ce qui peut d’une manière ou d’une autre entraver le bien-être de soi et d’autrui comme les paroles déplacées, les pensées négatives, les actes inappropriés, l’indifférence etc. Outre la privation de toutes sortes de consommations, l’attitude vis-à-vis de soi et des autres constitue le véritable jeûne qui contribue réellement au bien-être et engendre la vraie vie. Ainsi, les gens qui entreprennent un jeûne le font généralement pour « faire un grand ménage » ou pour donner au corps des conditions optimales de guérison. De tout temps, il a également été associé à des pratiques spirituelles ou religieuses. Il procurerait en outre un sentiment de clarté d’esprit et de « désencombrement mental ». N’hésitons donc pas à jeûner régulièrement !

 

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