L’estime de soi: au-delà de l’avoir et du faire

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Dans le cadre de mon programme de formation en Life coaching, je découvre cette semaine un chapitre dans lequel Cindy Theys aborde les questions de confiance en soi, d’estime de soi et d’assertivité. Je m’attarderai dans cet article sur la notion d’estime de soi qui me semble fondamentale car elle a un impact certain sur notre bien-être ainsi que sur nos relations aux autres. 

Lorsqu’un enfant naît, il n’a encore rien fait, rien prouvé et pourtant il a énormément de valeur aux yeux de ses parents. 

Pourtant cette importance qui nous est portée à la naissance ne reste pas intacte. Pourquoi? Car l’être – notre identité – est contaminé par les notions d’avoir et faire

« Estimer » vient du latin « estimare » qui signifie « déterminer la valeur de ». L’estime de soi est l’image que nous avons de nous-mêmes, c’est la valeur que nous nous accordons, le regard que nous portons sur notre apparence physique, sur nos compétences, nos réussites, notre vie affective… 

Si nous vivons en respectant nos propres valeurs, l’estime de soi augmente. Elle diminue quand nous ne sommes pas cohérents avec nos valeurs. 

Si on se dit, « je suis nul » ou « je ne suis bon à rien », c’est un manque d’estime. 

Il y a une interaction entre estime, confiance et assertivité. 

Estime-confiance

Si nous pensons avoir de la valeur, cela nous donnera la force d’agir. Par contre, un perfectionniste qui est difficilement satisfait de lui-même aura des difficultés à passer à l’action. 

Confiance-estime

Si on ose expérimenter de plus en plus de choses, on est aussi de plus en plus fier de nous. Par contre, si on n’ose rien, on risque de s’en vouloir et l’estime diminue. 

Estime-confiance-assertivité

Comment s’affirmer et entrer en relation avec d’autres si on n’est pas bien avec soi-même et on n’ose pas agir?

Confusion entre l’être, l’avoir et le faire 

Dans notre société et dans notre culture, nous avons tendance à juger les autres par rapport à ce qu’ils ont ou ce qu’ils font. 

Par avoir, on peut inclure ce que chacun possède; non seulement en termes de biens matériels (jolie maison, belle voiture…) mais aussi comme apparence physique, pensées, émotions, connaissances, compétences, comportements, croyances, etc. 

On confond donc l’être et l’avoir. Si quelqu’un est en colère et qu’il réagit agressivement, on dira qu’il est agressif. Cependant, la personne n’est pas agressive, elle a un comportement agressif. 

De même, le faire contamine aussi l’être. A la question « Qui êtes-vous? », nous répondons souvent en parlant de notre métier: « je suis médecin », « je suis architecte », « je suis musicien », « je suis coach », etc. 

Or, cela ne définit pas qui nous sommes, mais ce que nous faisons, le métier que nous exerçons. 

Pour avoir une juste estime de soi et pour un rapport authentique avec les autres, il est donc important de remettre chaque chose à sa place. 

En guise de conclusion, voici quelques phrases écrites pas Jim Morrison qui illustrent bien cette confusion. 

« La plupart des gens vous aiment pour qui vous prétendez être. Pour garder leur amour, vous continuer à prétendre – à jouer le jeu. Vous finissez aussi par aimer votre personnage. C’est vrai, nous sommes enfermés dans une image – et le plus triste, c’est que les gens sont tellement habitués à leur image, qu’ils s’attachent à leurs masques. Ils aiment leurs chaînes. Ils oublient tout de ce qu’ils sont vraiment. Et si vous essayez de leur rappeler, ils vous haïssent pour cela, ils se sentent comme si vous essayez de leur voler leur bien le plus précieux. » 

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