Croyances limitantes: non merci !

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Los croyances que nous tenons pour vraies forment le tissu de notre expérience. Le plus ces croyances sont fortes, le plus nous nous efforcerons de trouver des éléments pouvant les renforcer.  Dans cet article j’aborde la partie de ma formation en Life coaching consacrée aux croyances. 

Ce que la plupart des gens ne réalisent pas cependant, c’est que la grande majorité des croyances que nous pouvons avoir sur le monde qui nous entoure ne sont en réalité pas fondées. Elles ne sont vraies que parce que nous avons décidé qu’elles le soient, même si nous ne l’avons pas décidé consciemment.  

J’entends par croyance toute conviction ou certitude que nous pouvons avoir sur nous-mêmes, les autres ou le monde. Les croyances proviennent de notre environnement, de notre éducation, de notre culture, mais aussi de nos connaissances, nos expériences, de certains événements que nous avons vécus, de nos réussites ou de nos échecs,…  

Il est important d’être conscient du fait que nos croyances ont un impact sur nos comportements et qu’elles nous conditionnent. 

Certaines croyances peuvent nous aider en nous permettant de capter les meilleures ressources en nous. 

D’autres sont « limitantes » car elles nous freinent et nous emprisonnent dans un schéma de pensée. 

Les croyances limitantes

Voici une série de croyances limitantes qui sont communément partagées:

  • Le travail c’est la santé
  • Le temps c’est de l’argent
  • Le mariage met la corde au cou
  • C’est dangereux d’essayer quelque chose de nouveau
  • Je suis trop vieux pour apprendre quoi que ce soit
  • Je n’ai pas le droit à l’erreur
  • Il faut souffrir pour être beaux  
  • Je suis comme je suis. C’est trop tard pour changer
  • Je ne suis pas assez… pour réussir. 
  • Etc. 

Et il y a probablement beaucoup d’autres croyances limitantes que nous avons acquises à travers nos propres expériences. Quoi qu’il en soit, la plupart des croyances sont formées inconsciemment, sans que nous le sachions. Nous n’avons pas nécessairement décidé d’accepter nos croyances parce que nous le voulions.

Ce n’est pas comme si on se réveillait un matin en se disant: « Je sais ce que je vais faire. Je vais ressasser un tas de pensées qui vont se transformer en certitudes qui ensuite m’empêcheront de vivre la vie que je veux vivre. Ouais, j’pense que c’est ce que je vais faire aujourd’hui. »

Ce serait évidemment ridicule.

C’est ridicule mais pourtant… 

Aucun d’entre nous ne voudrait garder consciemment des croyances qui nous limiteraient, mais malgré cela nous pensons:

  • C’est la vie et c’est comme ça que ça marche ou …
  • C’est tellement devenu une partie de mon identité que c’est trop difficile de changer maintenant.

Pour résoudre le premier cas, nous devons commencer par réaliser que ce qui est souvent considéré comme du « c’est comme ça » n’est, en réalité, qu’une hypothèse collective. Et parce que ce n’est qu’une hypothèse, si nous nous laissons conditionner, cela signifie que nous avons décidé d’adhérer à cette hypothèse pour en faire notre croyance, à un niveau conscient ou inconscient.

Dans ce cas, nous devons reprendre les choses en main et choisir d’arrêter d’accepter tout bonnement tout ce qu’on peut nous dire. C’est vraiment aussi simple que cela.

Quand il s’agit de croyances limitantes, de modèles de pensée ou même certaines habitudes déjà bien ancrées, cela peut être plus difficile à changer. Parce que nous nous sommes tellement habitués à nos certitudes – et surtout parce que nous nous identifions avec elles – elles influents beaucoup sur notre expérience et semblent dès lors impossible à changer.  

Heureusement, il y a quelques étapes qui peuvent nous aider à faire la transition vers de nouvelles croyances, plus stimulantes.

1. Cesser de nous identifier avec nos croyances

La plupart des croyances sont difficiles à changer parce que nous nous identifions avec elles. Elles semblent faire partie de qui nous sommes. Et parce que nous nous identifions à elles, nous nous laissons de définir par elles. Si nous pensons ne pas être créatifs, nous nous voyons comme quelqu’un qui n’est pas né avec cette capacité. Si nous pensons ne pas savoir faire fonctionner quelque chose, nous nous estimons ne pas être une personne « manuelle ». Il est facile de se laisser prendre en permettant à nos croyances de nous définir, mais elles n’ont pas à le faire. Donc, la première étape consiste à cesser de s’identifier à elle ou de se définir sur base de ce que nous croyons être.

2. Défier nos certitudes

Quoi qu’on pense être certain, la chose est probablement beaucoup plus nuancée qu’on le pense. Ce que nous pensons être indispensable est probablement assez facultatif. La deuxième chose à faire consiste ainsi à questionner toutes les certitudes que nous avons sur ce que nous pensons être vrai, immuable ou possible.

3. Tester nos hypothèses

Sans pousser nos frontières et tester nos certitudes, il est impossible de surmonter nos croyances limitantes. Il faut faire quelque chose pour briser ses croyances limitantes. Le questionnement est un préalable, mais si on ne fait que cela, les possibilités d’arriver à de meilleures perspectives resteront lointaines. Des actions concrètes doivent être entreprises pour mettre nos certitudes à l’épreuve. Si l’exercice ne reste qu’intellectuel, on risque de nourrir et renforcer les croyances qui nous estimons déjà être vraies. La troisième chose à faire consiste donc à suspendre notre jugement et à entreprendre une action concrète pour tester nos hypothèses.

Plus facile à dire qu’à faire?

Peut-être. S’attaquer à ses croyances limitantes demande une bonne dose de courage et de volonté car c’est inconfortable de remettre en question quelque chose que nous avons bien intégré. Cependant, c’est un exercice libérateur et indispensable pour ensuite pouvoir intégrer de nouvelles croyances, plus constructives et positives. 

Dans le cadre du Life coaching, le coach peut aider son client à se défaire de ses croyances limitantes afin de développer son plein potentiel. Pour se faire, il utilisera des outils comme la pensée positive, l’analyse transactionnelle et la PNL. 

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