Désamorcez les conflits grâce à la communication non violente !

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Conçue comme un chemin de conscience et de transformation, la Communication Non Violente (CNV) est un véritable art de vivre inspiré par les principes de non-violence de Gandhi. 

Nous permettant de nous reconnecter à nous-mêmes (nos émotions, nos ressentis et nos aspirations profondes), la CNV nous engage à reconsidérer la façon dont nous nous exprimons et dont nous entendons les autres. Trop souvent les mots sont des réactions routinières et automatiques. Grâce à la CNV, nos paroles deviennent des réponses réfléchies, reflets d’une prise de conscience de nos émotions, de nos perceptions et de nos désirs. 

Elle aiguise notre sens de l’observation et nous incite à identifier les comportements et les situations qui nous touchent. 

Comme un langage de coeur nous permettant d’écouter l’autre et de nous faire entendre par lui dans des situations difficiles, la communication non violente consiste à faire émerger ce qu’il y a de positif en nous et chez les autres. 

La démarche de la CNV

Elle nous aide à rechercher la satisfaction de nos besoins (ou en tout cas de les reconnaître) et à en faire autant pour les autres. 

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La CNV nous apprend à : 

  • Par l’observation à énoncer des faits, que nous distinguons et séparons de nos jugements et de nos évaluations. 

L’observation permet de faire la distinction entre ce qui est et ce qu’on en pense. « Tu es un égoïste » est très différent de « quand tu arrives en retard… »

  • Différencier nos sentiments, de nos interprétations et de nos jugements. 

Il est communément admis qu’il existe six émotions de bases: joie, tristesse, dégoût, peur, colère et surprise. 

Souvent, nous croyons que nos sentiments sont engendrés par les événements ou par les actions d’autrui. Or, ce n’est pas le cas, nos sentiments proviennent de nos besoins

Penser que nos sentiments sont causés par autrui représente une grande source de violence. En effet, si l’on dit à son enfant « je suis triste parce que tu ne ranges pas ta chambre », on lui fait croire qu’il est responsable de notre mal-être et on l’incite à penser qu’il a le pouvoir de nous rendre heureux ou malheureux et ça dès le plus jeune âge ALORS qu’en fait on est triste qu’on aime l’ordre et/ou parce qu’on a besoin d’avoir la sécurité que notre éducation porte ses fruits…

  • Découvrir et exprimer nos besoins profonds (aspiration, motivation,…)

Ce sont eux qui sont à la base de notre développement personnel et de nos sentiments. Il est donc nécessaire de les identifier pour choisir de les satisfaire ou de les différer. 

Parler pleinement de ses besoins plutôt que des torts de l’autre augmente nos chances de voir nos besoins satisfaits. (Cf Pyramide de Maslow)

Un besoin s’exprime en termes positifs et n’implique NI une autre personne, NI une action concrète. Il s’agit de dire « j’ai besoin de… » et non « j’ai besoin que tu ne… »

  • Présenter une demande de façon positive, claire, concrète, réaliste et réalisable

Une demande comporte 6 critères: 

  • Elle s’adresse à quelqu’un de précis (ex: « serais-tu d’accord de m’aider » et non « est-ce qu’on pourrait m’aider ? » 
  • Elle concerne l’instant présent
  • Elle est concrète et pas abstraite
  • Elle s’exprime en terme positif
  • Elle est réalisable
  • Elle laisse le choix (ex: « serais-tu d’accord de… » et non « je veux que tu… »

Enfin, il existe deux types de demandes:

1) celles qui visent la connexion à l’autre

ex: « maintenant, ce que je souhaiterais c’est: 

  • entendre ton opinion
  • que tu me dises si tu veux bien qu’on explore ensemble les solutions envisageables »

2) celles qui visent une action

ex: « maintenant, ce que je souhaiterais c’est: 

  • qu’on prenne nos agendas pour fixer un rendez-vous
  • que tu tondes le gazon avant demain »

 

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