Ceci est mon corps

Les recommandations des médecins abondent, et à juste titre, dans le sens de l’entretien du corps. La société elle-même est centrée sur le corps. Mais qu’est-ce que le corps et pourquoi s’y intéresse-t-on autant ?

spiderwoman

“Spiderwoman” par Jean-Pierre POTEZ

Chaque individu est personnellement concerné. La publicité sur les espaces publiques en dit long. Qui n’aimerait pas s’occuper de son corps ? Nous sommes concentrés en permanence sur notre corps. Régime par ci, exercices physiques par-là, méditation de tout genre, Yoga, expression corporelle… la liste est loin d’être exhaustive. Le corps occupe une grande partie de nos soucis. Il vient avant notre santé morale, psychique et spirituelle.

En effet, il est important de s’arrêter parfois même sur quelque chose qui paraît être un acquis comme l’entretien du corps. D’une part, pour adhérer à l’objectivité de la chose, d’autre part, pour prendre une position personnelle afin de mieux répondre aux besoins qui se posent à soi.

Pourquoi tant d’importance sur le corps ? Cette question paraît bête et pourtant,  elle a sa place. On pourrait reconnaître sans doute que la santé du corps est source de bien-être. Un corps en santé ouvre à la vie active et est d’une certaine manière, source de dynamisme.

Cependant, outre ce bien fondé de la place du corps, l’opinion publique veut que celui-ci soit le centre d’intérêt autour duquel graviterait notre vie. Certaines personnes, pour banaliser cette attention sur le corps, dirait devant un panneau publicitaire affichant les ventres plats et tailles fines recouverts de maillots de bain, de bourkinis ou autre : « Boff, il y en a marre. Ce n’est pas vrai ». D’autres critiques abondent dans ce sens. Et pourtant, le corps reste la cible de notre attention au quotidien. 

C’est dans cette optique que ce mois, nous vous proposons de nous situer par rapport à l’imagerie populaire. Ceci parce que notre propre opinion sur notre propre corps peut nous aider à mieux nous situer.

Qu’est-ce que le corps ?

La conception fort répandue veut que le corps soit un ensemble de chair et d’os que l’homme possède pour le temps de sons existence terrestre, dont il est dépouillé par la mort, et qu’il reprend :

  • pour les chrétiens, à la résurrection,
  • pour les bouddhistes, à la réincarnation (très souvent sous une autre forme)
  • et pour les bantus, d’une manière invisible mais toujours au milieu des visibles.

La conception grecque ramène le corps à l’unité des membres qui le constituent.

Toutes ces représentations à la lumière de l’expérience que nous avons et faisons du corps sont justes. Cependant, il convient de faire l’unité objective de ces différentes images. A partir de cette unité, nous pouvons dire que : le corps est cette représentation visible qui recouvre notre être intérieur. Il est « l’interface » de ce que nous sommes. Il est le reflet qui signale notre présence et notre existence pour nous-mêmes et pour les autres.

Si notre âme vient à se séparer de notre corps, nous existons d’une certaine manière certes, mais nous n’occupons plus qu’un espace physique restreint. Notre corps est donc important. Nous ne pouvons faire fi de lui.

Le corps est un don de notre créateur ; un temple même dans lequel les croyants croient que l’esprit divin demeure. Ce précieux don est donc un présent que nous devons respecter, aimer et entretenir. Cela n’est pas qu’un devoir mais il y va aussi de notre propre vie. Si nous ne l’entretenons pas, nous courrons à la perte de notre être.

L’entretien du corps

Une hygiène adaptée à nous, à nos moyens et notre milieu de vie convient pour l’entretien de notre corps. Entretenir ne veut pas dire s’uniformiser à l’imagerie populaire au point d’en faire de notre corps ce que l’avis social prône. La différence est source de richesse. Elle est à respecter. L’uniformité par contre empêche l’étonnement. Si l’on ne s’étonne plus, alors on ne vit plus. Notre vie a un sens lorsque nous avons la capacité de nous émerveiller devant une forme différente de la nôtre. Entretenir notre propre corps relève de l’ordre du respect de celui-ci.

2 comments

  • Le corps est la demeure de l’esprit.
    Corps et esprit sont appelés à « rouler » ensemble pour un temps assez bref. Corps et esprit n’ont pas la même durée de vie : le corps est limité dans le temps alors que l’esprit est éternel.

    L’esprit a donc pour mission de bien entretenir, de bien soigner sa frêle demeure, demeure qui ne lui appartient que pour une durée limitée puisqu’elle est appelée à disparaître parfois sans le prévenir.

    L’esprit et le corps doivent donc se respecter mutuellement, apprendre à vivre ensemble en bonne intelligence, l’un étant nullement propriétaire de l’autre, l’un ne devant pas dominer l’autre. L’esprit et le corps doivent apprendre à s’aimer, doivent apprendre à se nourrir amoureusement l’un l’autre.

    La vocation du chrétien est de semer l’Amour tout autour de lui, Amour puisé en DIEU, le Père de Jésus-Christ. Le chrétien est donc appelé à offrir son corps et son esprit à DIEU pour qu’Il les nourrisse en vue de l’Amour qu’ils devront semer ensemble tout autour d’eux.

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